GEOGRAPHIE:
D’une
superficie de deux fois la France, la région autonome du Tibet
s’étend dans une zone de latitudes équivalente à celle de
l’Algérie. Elle est bordée par l’Inde, le Tibet, le Bhoutan et
la Birmanie ainsi que par des provinces chinoises au nord et à
l’est. Le Nord du Tibet est constitué de hauts plateaux
désertiques appelés Changthang. Ce haut plateau est en fait
constitué d’un faisceau d’une trentaine de chaînes de montagnes
s’élevant jusqu’à 6000 m et entrecoupé de vallées de plus de
4000m d’altitude où s’étalent de très nombreux lacs (par exemple
le lac Namtso « le lac céleste »). Les hauts plateaux sont
habités exclusivement par des nomades. Le Tibet central est
constitué d’un système de hautes vallées dont l’altitude varie
de 3500m et 4000m et qui sont situées entre la chaîne des
Nyenchen Tangla au nord et l’Himalaya au sud. Cette région est
traversée par le cours supérieur du Brahmapoutre (nommé Yarlung
Tsangpo au Tibet). Les principales villes Lhassa, Shigatsé et
Gyantsé se trouvent dans cette région au climat relativement
tempéré. L’Himalaya ne constitue pas une ligne de partage des
eaux. Elle est située à 150 Kms plus au nord, à une altitude
moyenne de 4000m. Quelques-uns des principaux fleuves de l’Asie
prennent leurs sources au Tibet ; Indus, Gange, Brahmapoutre,
Mékong… Ils ont creusé de profonds sillons au travers des plus
hautes montagnes du monde pour parvenir en Inde.
POPULATION:
Les
Tibétains de la région autonome sont de type mongoloïde. Le
Tibet historique était composé des régions de U-Tsang, du Kham
et de l’Amdo. Aujourd’hui, ces deux dernières régions sont
rattachées à des provinces chinoises. Dans les régions visitées,
nous rencontrons Khampas originaire du Kham, Andowas originaire
de l’Amdo, Lhassawas originaire de la région de Lhassa. Il est
difficile de comptabiliser les habitants du Tibet car de
nombreux tibétains restent des nomades. On considère que la
population serait constituée d’environ 3 millions de tibétains
et 3.7 millions de chinois (en 2007).
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LANGUES:
Tibétain et Mandarin Du fait de la grande diversité ethnique que
l'on peut rencontrer sur l'ensemble du territoire, il n'est pas
surprenant de trouver plusieurs langues. L'anglais n'est
pratiqué que dans le milieu du tourisme ; d'où l'intérêt
d'apprendre quelques mots de tibétain ou de chinois. RELIGIONS:
La religion chamaniste bön prédominait au Tibet avant le
bouddhisme. La doctrine originelle du bouddhisme, née d’un
schisme avec l’hindouisme aurait été prêchée au VIème siècle av.
J.-C. par Siddharta Gautama (connu aussi sous les noms de
Shakyamuni ou Bouddha historique). Cette première forme appelée
bouddhisme Hinayana (doctrine des anciens) indique la voie pour
atteindre le nirvana en éliminant les passions, les illusions du
moi et les désirs. En suivant la loi morale délivrée par le
Bouddha, on peut espérer abréger le cycle des réincarnations
successives et atteindre la délivrance. Sans doute trop ardue,
dogmatique et composée de subtilités métaphysiques, la forme
Hinayana évolue vers des voies plus accessibles qui prendront
formes à travers le Mahayana. La recherche individuelle du
nirvana cesse d’être l’objectif unique au profit du salut
d’autrui. En même temps, le bouddhisme se divinise, se dote
d’une théologie complexe en faisant émerger la notion de
Boddhisattva, de l’Adi-bouddha et des Jinas ou Dhyani- bouddha.
L’Adi-bouddha « bouddha né de lui-même » est une notion
abstraite du bouddha absolu, nature originelle et incréée,
latente au sein de tous les êtres et émanations suprêmes de tous
les autres bouddhas. L’Adi-bouddha se décompose en cinq
principaux bouddhas personnalisés, les Jinas. A chacun d’eux
correspond une direction de l’espace, un type de sagesse, une
couleur,Des cinq Jinas émanent les cinq Boddhisattva principaux
ainsi que cinq bouddha humains qui, contrairement aux Jinas,
apparaissent au hommes pour leur montrer le chemin du nirvana.
Parmi les bouddhas humains, Shakyamuni est le bouddha historique
et Maitreya, le bouddha du futur. Sur le point de parvenir au
nirvana, le Boddhisattava y renonce pour aider les autres êtres
à atteindre un état d’éveil comparable au sien.
Sensibilisé au bouddhisme par ses épouses, le roi tibétain
Songtsen Gampo, favorise une première apparition timide du
bouddhisme Mahayana au Tibet vers l’an 630. Ce grand roi est
aujourd’hui considéré comme le père du Tibet et assimilé à une
émanation de Chenrezig. Invité par le roi religieux Trisong
Detsen vers 750, le sage indien Padmasambhava «né de la fleur de
Lotus» (Guru Rimpoche « le maître précieux » en tibétain)
introduit véritablement le bouddhisme sous sa forme tantrique
appelé bouddhisme Vajrarayana. Se distinguant du bouddhisme
Mahayana par ses caractères ésotériques et magiques, cette forme
était sans aucun doute plus accessible à la mentalité de
l’époque, encore toute imprégnée de chamanisme.
Guru
Rimpoche est à l’origine de la première école du bouddhisme
tibétain, les Nyingmapa « les anciens ». Afin de mieux
s’enraciner au Tibet, le bouddhisme intègre les croyances et
l’imaginaire bön. Après une période de dégénérescence de la
religion, le maître indien Atisha remet de l’ordre en insistant
particulièrement sur les rôles des lamas et de la discipline
monastique. Cette renaissance du bouddhisme se confirma par les
nombreuses recherches entreprises sur les anciens textes sacrés
sanscrits. Des théologiens construisent des monastères et les
nuances doctrinales donnent naissance à différentes écoles.
Dromtön, disciple d’Atisha fonde les Kadampa « liées par
l’instruction » précurseurs des Gelugpa. Fondée en 1073, les
Sakyapa « Ceux du monastère de Sakya » donnèrent naissance à une
école très puissante au XIIIème et devint la première école
reconnue par les Mongols (dynastie Yuan). Gampopa, disciple du
poète Milarepa, fonda l’ordre des Kagyupa « Ceux de la
transmission orale » qui se divisera en plusieurs branches,
notamment les Karmapa. Au cours des XIIème et XIIIème siècle,
des combats sanglants ont lieu entre les différentes écoles du
bouddhisme pour le gain du pouvoir politique. Désireux de
discipliner les moines, Tsongkhapa, un moine érudit, entreprit
une nouvelle réforme au XIVème, qui conduit à la création des
Gelugpa (« les vertueux », appelés les bonnets jaunes), école
basée sur la rigueur monastique et l’étude. Le bouddhisme
lamaïste devint ainsi la dernière forme aboutie prise par le
bouddhisme tantrique au Tibet.
CLIMAT:
Rappel: la météo est un paramètre imprévisible, il convient donc
de se préparer au mieux en cas de conditions climatiques
exceptionnelles et difficiles. Pour la majorité des régions
Bhoutanaises, le printemps et l’automne sont les périodes
privilégiées pour le trekking. De fin février à fin avril, les
rhododendrons en fleurs composent un feu d’artifice floral.
C’est une période chaude en moyenne altitude. Généralement, le
temps est clair le matin, les nuages bourgeonnent sur les hauts
sommets l’après midi et donnent parfois des orages. La mousson
dure de juin à septembre. L’automne, d’octobre à décembre est la
saison la plus claire. Il fait froid la nuit sur les treks de
haute altitude. L’hiver, la neige bloque les cols en haute
altitude. Le temps est beau et froid. Seuls les voyages de
découvertes nous permettent de parcourir le Bhoutan à cette
période. Attention : Quelque soit l’époque de l’année, il peut
neiger au dessus de 3 800 m d’altitude. Les passages des cols
s’effectuant avec un départ très matinal, les températures
peuvent descendre très bas (entre -10° et -20°).
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FORMALITES
:
valable au
09/03/2009
Pour les
voyages avec arrivée et départ via le Népal
Pour ces
voyages, les ressortissants français doivent posséder un
passeport valide 6 mois après la date de retour et un visa
Népalais entrées Multiples(moins de 15 ou 30 jours).
Ce visa
Népalais multiple entrées peut être obtenu soit en France avant
le départ, soit à l'arrivée sur place à Kathmandu. Il est
préférable de le réaliser avant votre départ : prévoir 2 photos
d'identité, une photocopie du passeport, le passeport et le
formulaire (fourni avec le dossier de voyage) Il s’obtient aussi
directement à votre arrivée au Népal pour 25$ 15 jours ou 40$ 30
jours : prévoir 2 photos d'identité. Vous trouverez le
formulaire de demande à votre arrivée à Kathmandu. Adresses
utiles : - de l’ambassade du Népal : 45 bis rue des Acacias,
75017 Paris. Tél : 01.46.22.48.67 Les formalités sont à
effectuer sur place uniquement. Emmener votre passeport et 2
photos. Le règlement s’effectue en espèces. Ouvert de 10 à 13h.
- des consulats du Népal : Consulat honoraire du Népal B.P 296,
31005 Toulouse Cedex 6. Tél : 05 61 32 91 22 Consulat honoraire
du Népal 2, rue Victor Morin 76130 Mont St Aignan. Tél : 02 35
07 18 12 Il est nécessaire de demander au préalable l’imprimé de
demande de visa. Délai 2 semaines.
Pour le
visa chinois, spécial Tibet: nous nous chargeons des démarches
administratives Vous devez nous envoyer impérativement avec
votre inscription, les photocopies des pages administratives de
votre passeport et 4 photos d’identités identiques. Vous
réglerez le coût du visa à votre arrivée à Kathmandu : entre 60
et 120 $ (selon le délai), en espèces. Suisse : Consulat général
du Tibet. Bleicherweg 33, 8002 Zurich. Tél : (01).201.45.15. Fax
: (01) 201.44.35 Pour les ressortissants suisses et belges, les
démarches sont semblables. Les coordonnées des services
diplomatiques Népalais sont : Belgique : Royal Nepalese Embassy.
Avenue Winston Churchill 68. 1180 Bruxelles. Tél : (02)
346.26.58. Fax : (02) 344.13.61 Pour les ressortissants d’autres
nationalités, s’informer auprès des services diplomatiques du
pays.
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VACCINS:
Aucune
vaccination n'est obligatoire. Soyez à jour pour les
vaccinations classiques en priorité tétanos et polio. Les
vaccins anti-typhoïdiques et contre les hépatites A et B sont
conseillés. L’hépatite A est transmise par la consommation d’eau
contaminée, la B est transmise par relations sexuelles ou
contacts sanguins et parfois par la salive. DECALAGE HORAIRE:
Par rapport à Paris : Au Tibet : + 3h45 l’été, +4h45 l’hiver. Au
Tibet : +6h en été et +7h en hiver. C’est un décalage
artificiel, le Tibet étant à l’heure de Pékin. Physiquement, ce
décalage correspond à +4h l’été et +5h l’hiver. MONNAIE: Au
Tibet, le Renmimbi (unité: le yuan). Abréviation : CNY. Au
28/12/05 1 € ≈ 9.7964 CNY Traveller en $ : si vous y tenez.
Uniquement dans les banques.
Espèces :
C'est l'idéal et le plus simple. Vous pouvez changer dans les
bureaux de changes, les banques et les hôtels des villes des €
ou des $. Pour l'achat d'un article d'un montant élevé, vous
obtiendrez un meilleur prix si vous négociez en $ ou €, plutôt
qu'en monnaie locale.
CB :
uniquement dans les banques et certains magasins dans les
grandes villes. Pour les achats, une commission est retenue.
Complément d’informations sur le site : www.oanda.com/convert/classic
COMMUNICATION: Au Tibet vous allez côtoyer le moyen-âge. Il
n’existe de lignes téléphoniques pratiquement que dans les
villes, principalement dans les grands hôtels.
Téléphoner
en Europe : A Kathmandu, à partir de l’hôtel ou des nombreuses
agences de communication situées dans les villes. Possibilité de
téléphoner, de faxer ou d’envoyer des mails. Au Tibet, les
possibilités sont très réduites. Vous pouvez téléphoner
exclusivement depuis les hôtels de Lhassa, Gyantsé, Shigatsé. La
communication téléphonique est d’environ 3 € la minute.
Indicatif pour la France : 00 33… suivi de votre numéro à neuf
chiffres.
E-mail :
Vous avez donc la possibilité d'envoyez des e-mails lorsque vous
séjournez dans les villes.
Portable :
Vous pourrez utiliser votre téléphone portable depuis la
capitale et dans de nombreuses zones au Rajasthan. ACHATS: A
Kathmandu : Matériel de montagne d'occasion... Sur le matériel
neuf, c'est presque aussi cher qu'en France excepté le matériel
de fabrication coréenne ou népalaise Vêtements à prix défiant
toute concurrence: tee-shirt brodé, pantalon, pull en laine et
veste en laine Bijoux tibétains (il faut bien chercher !).
Produits d'artisanat. Livres.
Au Tibet :
Souvenirs divers et variés sur le Barkhor de Lhassa ou le marché
de Shigatsé : tapis tibétains, bijoux modernes ou anciens,
thangkas (peintures religieuses), objets rituels, objets de la
vie quotidienne… Attention, aux faux vendus pour de l’ancien.
Les Tibétains sont de redoutables commerçants… GASTRONOMIE: La
cuisine tibétaine n'est certainement pas la plus variée du monde
: à cette altitude, on peut difficilement faire mieux. Les plats
les plus traditionnels, servis dans les petits restaurants, sont
les momo (beignets farcis de légumes ou de viande) et les thukpa
(nouilles à la viande). L'aliment de base de la plupart des
Tibétains est la tsampa, farine d'orge grillée qui, mélangée
avec du thé au beurre de yack, forme des boulettes de pâte...
très reconstituantes. S'il est difficile de s'alimenter sur le
haut plateau, Lhassa abrite en revanche un grand nombre de
restaurants chinois, occidentaux, tibétains, et même népalais ou
indiens. Les Tibétains boivent de grandes quantités de chang,
une boisson alcoolisée et acidulée à base d'orge fermentée.
BOISSONS: Vous trouverez des sodas et de la bière ou bien sûr du
thé dans la plupart des villages. Chaque grande ville possède sa
production de bière locale. L'eau minérale peut être difficile à
trouver dans les villages reculés. Méfiez vous de l'état des
bouteilles d'eau, qu’elles soient correctement fermées à
l’achat.. EAU: Par précaution, on doit toujours considérer l'eau
comme non potable. Il faut systématiquement la traiter. Dans les
hôtels, il est préférable d’acheter de l'eau minérale en
bouteille. Evitez de vous laver les dents avec l'eau du robinet.
Durant un trek, il peut parfois être nécessaire de traiter l’eau
avec du Micropur ou de l’Hydrochlonazone. SAVOIR VIVRE:
N’oubliez pas que nous sommes des invités de passage. Il
convient de respecter des règles élémentaires de bon sens envers
nos hôtes : pas de tenue trop provocante pour les dames, ne pas
marcher torse nu pour les hommes, ne pas prendre en photo une
personne qui ne le désire pas… Soyez patient et gardez le
sourire.
Attention
aux photos du Dalaï Lama ! Les Chinois nous font comprendre que
vous faites du tourisme et non de la politique. Distribuer des
photos du Dalaï Lama peut vous causer de gros problèmes
(expulsions) et mettre grandement en danger les Tibétains à qui
vous les donner. Au Potala et dans certains sites les plus
courus par les touristes, les moindres gestes sont surveillés.
Cadeaux
pour les Tibétains : évitez de donner des bonbons aux enfants,
il n’y a pas autant de dentistes qu’en France… Pas de
médicaments : ils ne sont pas forcément adaptés aux Tibétains et
ils ont bien des difficultés à suivre la posologie. Des cartes
postales de votre région peuvent vous aider à expliquer où vous
habitez et enrichir les échanges avec les locaux.
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